Chapitre 2 : De Bien Tristes Nouvelles
- Non ! Ce n'est pas possible, par tous les dieux, père, Shiru ! Pourquoi !
Le vieil Amadeus venait d'apprendre les terribles nouvelles du front à la Reine Dorine et son fils. Dans les bras de sa mère en pleurs, les poings du jeune Colin se serraient et son visage embué de larmes se troublait d'une expression nouvelle, la haine. Le jeune homme savait qu'il n'aurait pu en être autrement, pourtant jusqu'au dernier moment il avait espérer une fin différente.
- Comment des hommes peuvent-ils être aussi cruels, s'exclama la reine.
- Je crains que l'influence néfaste des Orcs n'ai eu raison de leur humanité ma Reine, répondit Amadeus.
- C'est Korkull et lui seul le responsable, rétorqua Colin, Les Orcs sont cruels mais stupides, seuls des hommes peuvent être assez machiaveliques pour engendrer une telle folie.
- Le jeune Colin n'a pas tout à fait tort, répondit Amadeus. Il fit entrer un serviteur qui lui apporta l'épée du défunt roi, s'en saisit puis la déposa près de Colin avant de se retirer.
Colin et sa mère avaient trouvé refuge dans les ruines de l'antique cité d'Hydregor, aujourd'hui recouverte d'une abondante jungle. Hydregor était devenu le refuge de tous ceux qui avaient fui la tyrannie de Korkull et qu'on appellait communément les rebelles.
« Morgan ...», Colin répeta ce nom plusieurs fois dans ses pensées.
Les nouvelles avaient fait le tour du camp. Tous savaient comment Morgan s'était débarassé de Shiru et comment le roi Armon était tombé. A présent des murmures s'élevaient, « nous sommes les prochains », « personne n'en sortira vivant ».
Colin s'isola, il avait besoin de rester seul. Il n'arrivait pas à réaliser que tout ceci était vraiment en train d'arriver. Lui qui vivait il y a encore quelques jours dans la chaleur d'un foyer uni et en paix. Tout son monde venait de s'écrouler. Pourtant les nouvelles rapportaient bien la progression du Seigneur Noir mais toujours l'on eu cru qu'une cité comme Armonia n'eu pas à en craindre les répercussions. Et Armonia, comme les autres, était tombée. Le dernier rempart contre le mal n'était plus.
Le soir une assemblée fût montée et le jeune Colin, dernier descendant mâle de la lignée royale d'Armonia fût décidé roi. Les conseillers en exil s'inquiétèrent de la suite des actions à mener :
- Au nord, les elfes nos alliés se rallient maintenant à Korkull !
- Nous les avons trop longtemps méprisés, ils ruminent leur rancoeur depuis longtemps.
- Nous nous sommes crus tout puissants mais nous aurions bien besoin de leur appuis maintenant.
- Les elfes sont une race brave et fière, je ne peux imaginer qu'ils se soumettent à l'autorité d'un tyrant!
- Et quand est-il des géants de la vallée Golom ?
- Nous n'avons plus de nouvelles depuis des semaines.
Les perspectives de salut semblaient utopiques. Certains décidèrent qu'il fallait se rendre, que c'était la seule façon d'éviter la mort, mais d'autres plus courageux rétorquèrent « pour que nos femmes et nos filles leur servent d'esclaves, je préfère encore mourir l'arme à la main ». Colin les écoutait palabrer d'une oreille distraite.
On célébra ensuite une cérémonie en la mémoire des disparus, de longues nuées de fumée s'élevaient dans le ciel pour accompagner les âmes dans l'autre monde. Les visages transpiraient la tristesse et le deuil.
Alors qu'il prenait congé, il sembla au jeune Colin qu'on l'attrapait par le bras pour le tirer à l'écart :
- Mais, qu'est-ce que...
- Chut, répondit une voix de femme
Une fois dans les buissons, celle-ci découvrit son visage. Il s'agissait d'une vieille femme ridée vétue de longs haillons déchirés.
- Ecoute moi bien, j'ai servie ton père et ton grand père durant les guerres elfiques, mes conseils ont fait d'eux les hommes qu'ils sont devenus.
- ...
- Ecoute attentivement, je suppose que tu as entendu parler de la légende de l'élu qui viendra rétablir l'équilibre sur Edonia ?
- Comme tout le monde.
- Tu dois la croire petit, il y a encore un espoir de stopper le mal.
La vieille femme parlait sans s'arrêter d'un air fébrile, elle semblait possédée.
- Désolé, il est temps que je parte, s'impatienta Colin.
La vieille femme l'attrapa par les épaules et le plaqua contre un arbre, approchant son visage du sien.
- Si tu veux sauver tout ce qui est cher à tes yeux tu dois combattre Morgan le Prince Noir, tel est ton destin.
Colin se libéra de l'étreinte de la vieille femme et repris ses esprits.
- Vous êtes folle.
Il s'éloigna rapidement et rejoigna les siens. Sa mère était là, endormie, avec ses boucles blondes qui lui tombait sur les épaules. Il la contempla un instant et remonta sa couverture, « pauvre femme » pensa t' il. Il s'étendit finalement sur le maigre tapis de feuille qui lui servait de couche. Le feu qui se consummait à côté de lui ne suffisait pas à réchauffer son coeur blessé. Avant de trouver le sommeil, très tard dans la nuit, il se répéta à nouveau ce nom : « Morgan », les mains cripsées sur l'épée de son père.
- Non ! Ce n'est pas possible, par tous les dieux, père, Shiru ! Pourquoi !
Le vieil Amadeus venait d'apprendre les terribles nouvelles du front à la Reine Dorine et son fils. Dans les bras de sa mère en pleurs, les poings du jeune Colin se serraient et son visage embué de larmes se troublait d'une expression nouvelle, la haine. Le jeune homme savait qu'il n'aurait pu en être autrement, pourtant jusqu'au dernier moment il avait espérer une fin différente.
- Comment des hommes peuvent-ils être aussi cruels, s'exclama la reine.
- Je crains que l'influence néfaste des Orcs n'ai eu raison de leur humanité ma Reine, répondit Amadeus.
- C'est Korkull et lui seul le responsable, rétorqua Colin, Les Orcs sont cruels mais stupides, seuls des hommes peuvent être assez machiaveliques pour engendrer une telle folie.
- Le jeune Colin n'a pas tout à fait tort, répondit Amadeus. Il fit entrer un serviteur qui lui apporta l'épée du défunt roi, s'en saisit puis la déposa près de Colin avant de se retirer.
Colin et sa mère avaient trouvé refuge dans les ruines de l'antique cité d'Hydregor, aujourd'hui recouverte d'une abondante jungle. Hydregor était devenu le refuge de tous ceux qui avaient fui la tyrannie de Korkull et qu'on appellait communément les rebelles.
« Morgan ...», Colin répeta ce nom plusieurs fois dans ses pensées.
Les nouvelles avaient fait le tour du camp. Tous savaient comment Morgan s'était débarassé de Shiru et comment le roi Armon était tombé. A présent des murmures s'élevaient, « nous sommes les prochains », « personne n'en sortira vivant ».
Colin s'isola, il avait besoin de rester seul. Il n'arrivait pas à réaliser que tout ceci était vraiment en train d'arriver. Lui qui vivait il y a encore quelques jours dans la chaleur d'un foyer uni et en paix. Tout son monde venait de s'écrouler. Pourtant les nouvelles rapportaient bien la progression du Seigneur Noir mais toujours l'on eu cru qu'une cité comme Armonia n'eu pas à en craindre les répercussions. Et Armonia, comme les autres, était tombée. Le dernier rempart contre le mal n'était plus.
Le soir une assemblée fût montée et le jeune Colin, dernier descendant mâle de la lignée royale d'Armonia fût décidé roi. Les conseillers en exil s'inquiétèrent de la suite des actions à mener :
- Au nord, les elfes nos alliés se rallient maintenant à Korkull !
- Nous les avons trop longtemps méprisés, ils ruminent leur rancoeur depuis longtemps.
- Nous nous sommes crus tout puissants mais nous aurions bien besoin de leur appuis maintenant.
- Les elfes sont une race brave et fière, je ne peux imaginer qu'ils se soumettent à l'autorité d'un tyrant!
- Et quand est-il des géants de la vallée Golom ?
- Nous n'avons plus de nouvelles depuis des semaines.
Les perspectives de salut semblaient utopiques. Certains décidèrent qu'il fallait se rendre, que c'était la seule façon d'éviter la mort, mais d'autres plus courageux rétorquèrent « pour que nos femmes et nos filles leur servent d'esclaves, je préfère encore mourir l'arme à la main ». Colin les écoutait palabrer d'une oreille distraite.
On célébra ensuite une cérémonie en la mémoire des disparus, de longues nuées de fumée s'élevaient dans le ciel pour accompagner les âmes dans l'autre monde. Les visages transpiraient la tristesse et le deuil.
Alors qu'il prenait congé, il sembla au jeune Colin qu'on l'attrapait par le bras pour le tirer à l'écart :
- Mais, qu'est-ce que...
- Chut, répondit une voix de femme
Une fois dans les buissons, celle-ci découvrit son visage. Il s'agissait d'une vieille femme ridée vétue de longs haillons déchirés.
- Ecoute moi bien, j'ai servie ton père et ton grand père durant les guerres elfiques, mes conseils ont fait d'eux les hommes qu'ils sont devenus.
- ...
- Ecoute attentivement, je suppose que tu as entendu parler de la légende de l'élu qui viendra rétablir l'équilibre sur Edonia ?
- Comme tout le monde.
- Tu dois la croire petit, il y a encore un espoir de stopper le mal.
La vieille femme parlait sans s'arrêter d'un air fébrile, elle semblait possédée.
- Désolé, il est temps que je parte, s'impatienta Colin.
La vieille femme l'attrapa par les épaules et le plaqua contre un arbre, approchant son visage du sien.
- Si tu veux sauver tout ce qui est cher à tes yeux tu dois combattre Morgan le Prince Noir, tel est ton destin.
Colin se libéra de l'étreinte de la vieille femme et repris ses esprits.
- Vous êtes folle.
Il s'éloigna rapidement et rejoigna les siens. Sa mère était là, endormie, avec ses boucles blondes qui lui tombait sur les épaules. Il la contempla un instant et remonta sa couverture, « pauvre femme » pensa t' il. Il s'étendit finalement sur le maigre tapis de feuille qui lui servait de couche. Le feu qui se consummait à côté de lui ne suffisait pas à réchauffer son coeur blessé. Avant de trouver le sommeil, très tard dans la nuit, il se répéta à nouveau ce nom : « Morgan », les mains cripsées sur l'épée de son père.

1 commentaire:
Les modifs apportées au 2 premiers chapitres apportent vraiment un plus, j'attaque la suite :)
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